Le Goût de l'Histoire

C’est grâce à Alexandre Dumas que j’ai acquis le goût de l’Histoire. Les Trois mousquetaires et Le Comte de Monte Cristo ont commencé par enflammer mon imaginaire. Mais, très rapidement, ces romans pour nous désormais historiques ont affiné mon sens de la chronologie et j’en ai réalisé l’importance : pour savoir qui nous sommes et où nous en sommes. Beaucoup de livres d’histoire sont alors venus prendre place sur les rayons de ma bibliothèque : ces portraits de grands personnages, ces vastes fresques, je l’ai rapidement compris, m’ont permis d’enrichir mes analyses, mes réflexions. Dans le colloque singulier de leur lecture, c’est aussi ma faculté d’introspection qui s’est développée. Des oeuvres classiques comme Les femmes savantes de Molière ou le Lucien Leuwen de Stendhal ont aussi aiguisé ma passion. Longtemps, elle est restée secrète. Jusqu’au moment où, ayant été en situation de la partager publiquement, je me suis aperçu que dans ce domaine de l’édition comme dans d’autres, je pouvais susciter la découverte ou la redécouverte d’ouvrages injustement oubliés ou méconnus. Je considère qu’il s’agit d’une tâche d’utilité publique car les livres d’histoire sont au premier rang de ceux qui contribuent au développement de l’esprit critique, condition nécessaire à mes yeux d’une véritable citoyenneté et facteur suprême d’émancipation. Je veux croire qu’avec les Belles Lettres nous trouverons de nombreux lecteurs qui partageront notre doctrine !  

J.-C. Zylberstein

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